décembre 2nd, 2011

Sens-tu les ongles de mes pouces s’enfoncer dans tes orbites ? Tu dois apprécier, toi qui aimes être défoncée. J’augmente la pression et sens tes globes prêts à exploser.

Je relâche l’emprise sous l’effet d’un spasme, vomis ma haine et reprends ma prise qui couine. La truie appelle l’hallali et pour exhausser sa prière , je fends ses mirettes d’un coup d’ongles ravageur. L’aveugle tombe à terre et n’a plus rien à pleurer puisque j’agite mes trophées au bout des pouces. Drôles de marionnettes vestiges d’une vie à vue qui ne brillait pas par sa clairvoyance.

Je ne saurais trop te conseiller de vérifier que tu n’es pas suivie par quelques ombres qui se faufilent. Plus encore que la vie, la vue ne tient qu’à un fil.

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octobre 27th, 2011

Il était de ces hommes qui n’ont pas que les yeux bleus,
Dont la force ne réside pas que dans les cheveux.
Il était de ces hommes qui savent jouer avec le feu,
Face auquel on aimerait tant rester silencieux.
Il était de ces hommes qui peuvent devenir un dieu,
Si je n’avais pas si peur de devenir heureux.
Je me suis tu devant cet homme lorsque mes yeux
Lui ont dit d’une larme que je le trouvais merveilleux.

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avril 26th, 2011

A nous trois, toi et moi. A nous trois, moi et toi.
L’un dans l’autre que je te mette.
A nous trois, toi et moi. A nous trois, moi et toi.
L’un dans l’autre, que tu me mettes.
C’est cul.
L’effet.

A nous trois, toi et moi. A nous trois, moi et toi.
Pousse-toi de là que je m’y mette
A nous trois, toi et moi. A nous trois, moi et toi.
Deux ou trois paires de fesses.
C’est cul.
Des dés

A nous trois, toi et moi. A nous trois, moi et toi.
Arithmétique, trois s’imbriquent.
A nous trois, toi et moi. A nous trois, moi et toi.
Pratique, compte-sur mes doigts.
Résultat.
Trois.

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avril 21st, 2011

C’est un homme qui sent le sommeil, Cannaregio.
Il fait roussir sa barbe au soleil, dans le patio.

Il vit au midi, la douceur de vivre, au creux de ses bras, j’me suis acclimatée, sempre estate.

Ses rires effacent les plus gros chagrins, boycottés.
Mes cris souvent réveillent les voisins, mezzanotte.

Il vit au midi, la douceur de vivre, au creux de ses bras, j’me suis acclimatée, sempre estate.

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avril 15th, 2011

Les rendez-vous calendriers ont tendance à me faire chier.
Le bisou de 7h20, le petit coup après le bain.
Toutes ces habitudes qui font craindre la lassitude.
Contre cela je sors l’arme fatale, ce soir je vais me faire un mâle.

Je suis une garce, une petite salope, une nymphomane, je suis garce, oui une garce.

Pour la saint Valentin je lui promets un petit câlin.
Si jamais j’ai un plan A, je lui offrirai des chocolats.
Pour ménager la sensibilité des minettes écervelées
Je leurs sors mon arme de tueur, moi je suis un séducteur.

Je suis un connard, un charmeur, un briseur de cœur, je suis un connard, oui un connard.

Le matin je l’appelle, m’enquiers de son sommeil.
A midi je l’interroge sur le menu de la cantoche.
Avant qu’elle ne s’endorme, je lui envoie un petit béco.
C’est pas ma fille mais c’est tout comme sauf que je lui ferai des mômes.

Je suis un chic type, un sentimental, avec des principes, je suis un chic type, oui un chic type.

Eux mars et moi vénus, je ne lève jamais l’anus.
Pour cela j’ai tout appris de la presse féminine.
Je fais toujours la gueule avec le plus doux sourire.
Faire preuve d’abnégation vaut mieux que la communication.

Je suis une midinette, une romantique amoureuse de ses rêves, une midinette, oui midinette.

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