Par principe, je me méfie du anti-viande, anti-américanisme, anti-social, anti-libéral, anti-sucette chaude… anti-tout en fait. Tout sentiment anti-quoique se soit me laisse un goût amère. Alors pourquoi se piquer au jeu de l’anti-blog de filles ? Par auto-dérision et par goût de la parodie.
Voici quelques unes de mes découvertes dans la blogosphère des blogs de filles :
- Les filles des blogs de fille font des goûters entre filles qui tiennent des blogs de filles (apprécier la complexité du concept).
- Les filles des blogs de fille calculent en demi-taille de jean.-
Les filles des blogs de fille se font payer leurs fringues et accessoires par leur mec, ou leurs banquiers, voire les deux. - Les filles des blogs de filles s’échangent des stratégies pour se faire payer leur fringues et accessoires par leur mec.
- Les filles des blogs de fille consultent environ 200 blogs de filles par jour (elles n’ont pas le même patron que moi).
- Les filles des blogs de filles adorent la déco, essentiellement les pampilles, le rose, le baroque.
- Les filles des blogs de filles détestent la tristesse, la maladie, et je ne parle pas d’un décès c’est exclu.
- Les filles des blogs de filles glorifient la régression enfantine comme mode d’épanouissement de l’adulte.
D’abord ça me fait rire, beaucoup rire et puis je trouve ça pathétique parce que le but n’est pas de faire rire. Au final, je suis agacée par cette image caricaturale, mais je ne peux pas faire de l’anti-blog de fille primaire quand même. Mais, en m’interdisant de trouver ces blogs de fille cons à en pleurer (sinon en rire) je fais précisément de l’anti-blog de fille primaire, mais à l’envers. O joie, ô bonheur, ô ivresse, ma mauvaise foi a trouvé la parade pour faire de filles.