Ce billet aurait pu être une nouvelle démonstration sociologique alliant rigueur scientifique et envolées artistiques.
J’aurais pu écrire bien des choses et surpasser de loin tout ce qui a été fait à la manière d’un John Coltrane.
La patte de Monk étant tellement plus sophistiquée, je retourne à mon naturel névrotique du caca-pipi.
La fréquence de publication sur les blogs, puisque c’est de cela dont il s’agit, dépend largement du comportement alimentaire du blogueur.
- Plusieurs fois par jours : nous avons affaire au blogueur de type diarrhéique. Se nourrissant de junk info, le blogueur de type diarrhéique relaye sur son blog les informations sans y apporter de contenu. On remarque que cette pathologie est plus répandue chez les blogueurs que les blogueuses contrairement à la légende blogosphérique qui veut que les blogueuses soient des chieuses.
- Une fois par jour : nous avons affaire au blogueur de type maniaque. Suivant une discipline de fer, le blogueur de type maniaque mange 5 fruits et légumes, boit un litre et demi, absorbe 175 grammes de protéines par jour. L’agitation productive, la diminution de la pudeur, l’hypersensibilité font que le contenu des blogs est le plus souvent personnel. On constate que ce type de blog est le plus souvent le produit de blogueuses urbaines éprouvant un grand besoin de s’exprimer.
- Fréquence irrégulière : le blogueur de type « j’y vais quand j’ai envie ». Suivant ses besoins naturels, ce type de blogueur se nourrit des produits de saisons. Allant d’une production de 3 billets par semaine à 1 par semaine, son transit ne suit pas de règles définies. Cette catégorie peut se subdiviser en deux sous-catégories opposées : le blogueur de type anarchique, le blogueur type maîtrise dans le laisser-aller. Une observation in situ des publications permet de placer le blogueur dans l’une de ces deux catégories.
- Jamais : le blogueur de type constipé. C’est l’ultime schéma, parti-pris révolutionnaire, de blog sans billet ne connait que peu d’exemples. Se nourrissant exclusivement de frites et de bière, l’observation d’un spécimen lorrain en zone protégée est encore à l’étude. En revanche, ce type de blogueur se laisse volontiers aller dans les commentaires des autres blogs.
