juin 29th, 2009

Elles se font toutes des plans sur Cy-Lou,
Elles veulent qu’il les serre en les embrassant.
Elles se font toutes des plans sur Cy-Lou,
Cy-Lou est juste le mec le plus charmant.

Cy-Lou me dit qu’il est heureux.
Il doit être heureux.
Il doit être heureux dans ces jeux.

Elles se font toutes des plans sur Cy-Lou
Il tisse des romances dans un style créole.
Elles se font toutes des plans sur Cy-Lou,
C’est du pur amour mélangé d’alcool.

Cy-Lou me dit qu’il est heureux.
Il doit être heureux.
Il doit être heureux dans ces jeux.

Elles font toutes des plans sur Cy-Lou,
Alors qu’au fond Cy-Lou s’en fout.
Elles se font toutes des plans sur Cy-Lou,
Qui veut juste retrouver son premier amour.

Cy-Lou sait jouer le mec dont elles rêvent,
Il se regarde dans leurs yeux,
Cy-Lou est heureux dans ce jeu.

Mais si Cy-lou me dit qu’il est heureux.
Il doit être heureux.
Il doit être heureux dans ce jeu.

juin 28th, 2009

I’m a Cy-Lou addicted
Ma dope, ma coke, ma dopamine
Emmène-moi au paradis
sur tes ailes d’ange endurci.

I’m a Cy-Lou addicted
Mon rail, mon shoot, ma cocaïne
Dans cette liaison clandestine
Je m’abandonne, tu butines.

I’m a Cy-Lou addicted
Ma came, mon cône, ma créatine
Ramène-moi à la vie
Vive, délice, éclat de vie.

I’m a Cy-Lou addicted
Mon trip, mon bang, mon héroïne
Pointe le bout de la ligne
La raie s’empale, pêche divine.

juin 25th, 2009

Dans une salle de bains aux murs entièrement carrelés de petits carreaux d’un camaïeu de verts, du plafond un néon diffuse une lumière froide. Au dessus d’un lavabo sans âge à deux robinets mats, les portes-miroirs d’une armoire de toilette me renvoient l’image d’une femme au teint de poubelle peignant une lourde chevelure brune ondulée. Le long de son cou de cigogne, les mèches brunes contrastent avec le teint verdâtre de sa peau.

Par une franche raie au milieu de part et d’autre du crâne, je scinde ma chevelure en deux à l’aide d’un peigne afro en bois. De la méthode, il faut de la méthode pour dompter cette tignasse. J’attaque le côté droit que je partage lui-même en deux couettes, à ce moment j’arrive à avoir une masse qu’il est possible de démêler. Je pose le peigne afro sur le rebord du lavabo qui l’absorbe et rejette une grosse brosse que je saisis. Le nettoyage commence par de petits mouvements au niveau des pointes, puis je remonte vers la racine par de plus amples va-et-vient, chacun laissant s’échapper des dizaines de fourmis rouges qui s’écrasent sur le linoléum vert formant une constellation d’étoiles rouges. La chevelure débarrassée des poussières et des gros nœuds, j’y passe un démêloir pour chien à denture étroite, aucun petit nœud n’y résiste tandis que l’hécatombe des formicidés continue. Je réitère mon mode opératoire trois fois et lorsque j’arrive à faire glisser le démêloir sur toute la longueur des mèches, le lino vert est rouge sang. A cet instant, la chevelure est prête à être coiffée car seuls le brossage et le démêlage ont été faits.

Face à la glace de l’armoire de toilette en plastique, la brune au teint de poubelle se fait une queue de cheval basse, à la naissance de sa nuque d’échassier. Elle tortille sa queue en une grosse torsade qu’elle enroule sur elle-même. Un petit trou de forme en son centre, vorace elle plonge son index hideux dans ce nouveau sphincter. Au moment de piquer des épingles pour fixer le chignon andalou, des dizaines de petites mèches se dressent. A leur pointe se forment des boulettes de cheveux fondus qui s’avèrent être les têtes de petites couleuvres à gouttelettes. Piquées au vif par les épingles banderilles, elles s’échappent par dizaines du chignon andalou en une masse orange hirsute. Brusquement, un homme tire le rideau de douche, un coupe-chou dans la main gauche il lève sa jambe pour sortir de la baignoire et manque de glisser sur la flaque de sang de fourmis. Il se rééquilibre et dans le mouvement coupe les têtes de deux ou trois couleuvres. Furie des autres qui se démènent en tout sens, s’affolent et cherchant à fuir, s’enroulent autour du cou de cigogne.

Ma tête penche en arrière, en avant, j’agrippe les couleuvres pour relâcher l’étreinte et inspirer de l’air. Du sang commence à perler à la naissance de mes cheveux, la pression est insoutenable mais moins que la douleur de suffocation. J’hurle en silence, les mains serrées autour des serpents maintenant gorgés de mon sang. Les yeux exorbités je réalise que je vais mourir étranglée et scalpée quand je distingue une lueur de métal, celle du coupe-chou que l’homme approche de mon œil gauche pour le trancher.

C’est là que je me suis réveillée, mauvaise nuit.

juin 21st, 2009

En sortant de ma soutenance, nous nous sommes arrêtés dans un café. Le genre de bar brasserie sans grand intérêt si ce n’est sa situation si pittoresque au goût des touristes ou pire,  parisiens aux vies truculentes. A ceux-là qui font de la ville le décor de leur existence passagère ou régulière je dis, Paris n’est pas un lieu mais une idée. Dans mon idée, une petite Valstar du côté de Rochechouart me met autant en joie qu’un thé gardamone place de la Sorbonne.

Ne boudant pas mon plaisir, je laissais les quelques rayons de soleil chauffer mes épaules endolories par la fameuse dernière ligne droite mais surtout par de trop nombreuses lignes brisées cumulées ces derniers temps. Pourvu que j’arrive à dormir, pourvu qu’il fasse un temps de chien demain, pourvu qu’on me foute la paix. Je décompressais en badinant en mode échange de balles molles avec deux camarades, Enguerrand et Pierre-Vincent. Le choix d’un jeu longues balles fond de cours s’imposait par le fait même de ce que peut évoquer ces deux prénoms.

Nahimage : Tu es sur que Burson ne recrute pas ? Je connais une fille qui vient de rentrer chez eux.

Pierre-Vincent : Il y a longtemps ?

Nahimage : Un mois je dirais.

Pierre-Vincent : Mais elle est en stage ou recrutée.

Nahimage : Embauchée je pense. Elle m’a contactée pour une OP … Nokia … je crois.

Pierre-Vincent : OK, elle est en corporate pas en gestion de crise. Elle s’appelle comment ?

Nahimage  : Amélie.

Enguerrand : Elle est mignonne ?

Nahimage :  … oui …

Enguerrand : Tu me la présente ?

Nahimage : Elle se marie en juillet. Eh, mais comme toi !

Enguerrand : Oui, le mariage rend libre.

Pierre-Vincent : Au moins t’es pas plaqué sur un coup de tête.

Nahimage : Ou un coup de queue.

Sourire sur les lèvres, manifestement satisfaits de nos tentatives de jeux de mots et traits d’esprit. Sauf que … Oui dans les liens du mariage tu ne te fais pas plaquer pour un coup de queue. Oui, tu ne plaques pas sur un coup de tête mais quid du coup de coeur. Le rouge me montait à la joue droite, j’accusais la soleil de juin pour dissimuler le feu d’une giffle, les cyniques ne s’avouent pas si facilement romantiques.

Je suis rentrée chez moi, j’ai dormi une heure, un record !

juin 19th, 2009

Vous ne me saviez pas « férue » de basket-ball ? Non, vous ne saviez pas forcément. Je vous suis si inaccessible à si bien entretenir ce mystère qui fait de moi un être à part si désirable. Oui désirable, car vous bandez ne niez pas, votre flux RSS prend une forme des plus avenante. Oh ivresse de l’internet où le surmoi démoniaque déborde le peu de clairvoyance qu’il me reste et me fait croire au talent comme d’autres croient au père noël, c’est de saison les cadeaux pleuvent.

Passons si vous le voulez bien cette introduction d’une fatuité sans nom due à un excès de lecture de blogs où la suffisance des auteurs n’a d’égale que leur médiocrité littéraire. Si encore ces gens étaient méchants, nous pourrions rire mais non ils sont simplement et lâchement hargneux en ce que le choix de leurs cibles se porte sur les faibles. Qui de la femme amoureuse, qui de l’homme désireux, qui de l’animal sans défense mais n’y voyons qu’un hasard. Mais de fantaisie dans tout cela, nulle trace lorsque la hargne endosse les oripeaux de l’humour. Il n’est pas donné à tout le monde de vivre son mal être avec déraison et légèreté. Une seule corde à la guitare, vient la grande déferlante des blagues usées à cette corde. Les ressorts distendus du soi disant recul sur soi-même, les mêmes figures de styles. Change de style ou change de plume mais par pitié, épargne-nous le fait de déguiser ta vie ordinaire en vie de bohême, même la vidéo HD ne peut plus rien pour toi. Si ce n’était qu’ennuyeux nous nous en sortirions bien, mais dans ces blogs l’ennui le dispute au pathétique face à celui ou celle qui se croit talentueux. Et pourtant, je les ai lu et les relirai ces blogs car je suis « férue » de basket-ball, à moins que ce ne soit des joueurs.

Il faut croire que les séminaires niçois ne me réussissent pas. Paris, ne bouge pas je reviens, j’arrive ce soir, j’ai le manque de toi, je t’ai dans la peau. Paris, ma divine, nous deux c’est à la vie à la mort. Putain, comment je fixe moi ce soir.

Nice pourtant c’est chouette. J’ai un camarade de jeu. Vieux, 51 ans je crois. Il m’a prise en sympathie dès que je suis arrivée dans le réseau. Nous partageons le même goût pour les bars, enfin seulement ceux où l’on peut écouter les conversations. Me voyant déprimée à la fin du repas, il m’a emmenée dans un bar d’hôtel pour que nous nous adonnions à notre plaisir d’écouteur. Je n’ai pas été déçue, extrait :

Love story au bar du Negresco :

- Elle : “Je t’aime.”
- Lui : “Merci.”

Ce qui a eu pour effet de transformer mon spleen en éclats de rire. Le ver était mort, le papillon pouvait alors partir dans la nuit butiner. Légers et grisés nous sommes rentrés nous coucher.

Mais j’étais toujours aussi « férue » de basket-ball, surtout des paniers trois points de Canon-ball. Pas d’erreur ici, c’est bien Canon-ball et non Cannonball. J’ai rêvé d’un Canon, de ball, de paniers, de passes, de dribles … Oh la la, Canon-ball, c’est Hiroshima.