Vous ne me saviez pas « férue » de basket-ball ? Non, vous ne saviez pas forcément. Je vous suis si inaccessible à si bien entretenir ce mystère qui fait de moi un être à part si désirable. Oui désirable, car vous bandez ne niez pas, votre flux RSS prend une forme des plus avenante. Oh ivresse de l’internet où le surmoi démoniaque déborde le peu de clairvoyance qu’il me reste et me fait croire au talent comme d’autres croient au père noël, c’est de saison les cadeaux pleuvent.
Passons si vous le voulez bien cette introduction d’une fatuité sans nom due à un excès de lecture de blogs où la suffisance des auteurs n’a d’égale que leur médiocrité littéraire. Si encore ces gens étaient méchants, nous pourrions rire mais non ils sont simplement et lâchement hargneux en ce que le choix de leurs cibles se porte sur les faibles. Qui de la femme amoureuse, qui de l’homme désireux, qui de l’animal sans défense mais n’y voyons qu’un hasard. Mais de fantaisie dans tout cela, nulle trace lorsque la hargne endosse les oripeaux de l’humour. Il n’est pas donné à tout le monde de vivre son mal être avec déraison et légèreté. Une seule corde à la guitare, vient la grande déferlante des blagues usées à cette corde. Les ressorts distendus du soi disant recul sur soi-même, les mêmes figures de styles. Change de style ou change de plume mais par pitié, épargne-nous le fait de déguiser ta vie ordinaire en vie de bohême, même la vidéo HD ne peut plus rien pour toi. Si ce n’était qu’ennuyeux nous nous en sortirions bien, mais dans ces blogs l’ennui le dispute au pathétique face à celui ou celle qui se croit talentueux. Et pourtant, je les ai lu et les relirai ces blogs car je suis « férue » de basket-ball, à moins que ce ne soit des joueurs.
Il faut croire que les séminaires niçois ne me réussissent pas. Paris, ne bouge pas je reviens, j’arrive ce soir, j’ai le manque de toi, je t’ai dans la peau. Paris, ma divine, nous deux c’est à la vie à la mort. Putain, comment je fixe moi ce soir.
Nice pourtant c’est chouette. J’ai un camarade de jeu. Vieux, 51 ans je crois. Il m’a prise en sympathie dès que je suis arrivée dans le réseau. Nous partageons le même goût pour les bars, enfin seulement ceux où l’on peut écouter les conversations. Me voyant déprimée à la fin du repas, il m’a emmenée dans un bar d’hôtel pour que nous nous adonnions à notre plaisir d’écouteur. Je n’ai pas été déçue, extrait :
Love story au bar du Negresco :
- Elle : “Je t’aime.”
- Lui : “Merci.”
Ce qui a eu pour effet de transformer mon spleen en éclats de rire. Le ver était mort, le papillon pouvait alors partir dans la nuit butiner. Légers et grisés nous sommes rentrés nous coucher.
Mais j’étais toujours aussi « férue » de basket-ball, surtout des paniers trois points de Canon-ball. Pas d’erreur ici, c’est bien Canon-ball et non Cannonball. J’ai rêvé d’un Canon, de ball, de paniers, de passes, de dribles … Oh la la, Canon-ball, c’est Hiroshima.