La valse des cons qui tournent en rond, la valse des cons qui vont gagner des ronds.
Tu te lèves au petit matin, le café avalé, douché de frais, rasé de près, bien désodorisé, tu t’enfonces dans une bouche mais pas celle que tu voudrais.
Les stations défilent, les correspondances, les escaliers, tu te fais bouler pour arriver enfin dans un super quartier, buildings de verre à l’hégémonie glacée.
Tu souris, t’es gentil, tu dis « comment ça va ? », tu lis tes mails, règles les problèmes, remplis ton agenda, dans une grande boîte tu travailles, dans une petite tu finiras.
Que se soit la vente, la banque, la communication, la distribution, la production et même la création, c’est toujours la même chanson, t’empiles des jours au goût de coton.
Une journée se termine, tu rentres dans ton quartier, t’as tes habitudes, ton café préféré, les amis de connerie se tiennent compagnie parfois jusque dans leur lit.
La valse des cons qui tournent en rond, la valse des cons qui ne valent pas un rond.