Quand tu venais me voir, quand je venais chez toi, c’était un il était une fois.

Je demandais une perle de toi aux lobes de mes oreilles. La plus douce des nacres à mon goût, celle qui réclame la dévotion des bouches, la prière des langues et l’offrande des gorges. En génuflexion je prie celui que tu n’es pas, j’adore une idole qui est dents et mâchoire. Mords-moi.

A nouveau une marque à l’oreille, pourquoi changer les pareils quand ils font merveille. Je me fous des calendriers, pourquoi vouloir se diriger quand on ne veut rien demander. Rien demander mais vouloir tout et pour cela être prête à dire oui à un fou. Pendant la trêve des confiseurs, peut-être que mon cœur battra avec cette étonnante ardeur.

Quand tu viendras me voir, quand je viendrai chez toi, ce sera une nouvelle fois.

This entry was posted on Mardi, décembre 15th, 2009 at 11:20 and is filed under Outre-moi. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can skip to the end and leave a response. Pinging is currently not allowed.

One Response to “Encore une fois”

Noug

Donnes-tu à lui lire ne serait-ce qu’une partie de cela ?
Parles-nous de lui.
Non, je suis idiote : tu ne fais que parler de lui.
C’est moi qui le perçois mal.
Tu le veux indéfinissable. Je comprends.
Mais quand même, si toi on te connait un tout petit peu, lui est très flou.
Parle nous de lui, je suis sûre que tu adorerai ça.
Que j’aime parler de l’homme que j’aime. A tout propos.

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