février 11th, 2010

Cet hiver n’en finit pas, c’est même un hiver blanc. La neige tombe, le vent devient blizzard. Néoplaisir propose de faire monter la température en organisant un concours de récits érotiques auquel je participe.

Un petit teasing de ma participation

“Sur un The girl from Ipanéma, la petite salope met tout son soul dans une gorge profonde lente qui la fait saliver à mort. D’une main, il retire sa bite de l’étreinte buccale. La cale contre le tronc, une jambe à son coude, il la baise robuste jusqu’à ce des « oh la la » se perdre dans le plafond d’aiguilles”. L’intégrale est ici

Aprésent, je laisse la parole à la délicieuse Gallïane.

“A l’occasion de la Saint Valentin, Neoplaisir, le créateur d’émotion, organise un concours de récits érotiques sur le thème de la Passion :

“Racontez votre plus folle nuit d’amour, qu’elle soit torride ou insolite, pourvu qu’elle dépeigne avec sensualité et érotisme la passion qui vous anime !”

Le concours se déroule du 25 janvier au 14 février, il suffit d’envoyer son récit à l’adresse suivante : redaction@neoplaisir.com

Les contributions seront publiées sur le site Neoplaisir dans la partie « récits érotiques » durant toute la durée du concours et les gagnants remporteront des chèques cadeaux valables sur tout le site.

1er prix : 1 chèque cadeau d’un montant de 100 euros
2ème prix : 1 chèque cadeau d’une valeur de 75 euros
3ème prix : 1 chèque cadeau de 50 euros

Ces chèques sont valables uniquement sur le site Neoplaisir et seront accompagnés de cadeaux divers, offerts par la boutique.
Chaque participant au concours recevra également un bon de réduction de 5 euros.

Un jury composé de Manu, La Peste, Mry et Pingoo détermineront, parmi tous les récits, ceux qui auront le plus fait vibrer leur passion.”

Petit lecteur dépèche-toi car le plaisir n’attend pas.

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janvier 26th, 2010

La blessure des mots, la cicatrice d’une larme, les je t’aime dans les sanglots,
Souvent on dit des choses de l’égo sans se douter des tourments.

Les blessures de l’égo, la cicatrice d’une faille, les je t’aime dans les courroux,
Souvent on dit des choses du cœur dans se douter des tourments.

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janvier 20th, 2010

Si vous me connaissiez, vous sauriez que je fais des blagues que personne ne comprend. La plupart du temps, il s’agit de “vannes” totalement absurdes n’ayant qu’un faible lien avec le propos. Mon objectif étant de faire diversion tout en montrant, au choix, que tout ce qui vient d’être dit n’a pas grande importance ou que je suis gênée (liste non exhaustive des motivations). L’idée est de stopper l’échange. Ayant reçu une éducation Vieille France, je ne sais pas dire “mais ta gueule, tu soules maintenant” aux gens que je ne connais pas intimement. Pour m’extirper de ces guêpiers j’ai développé l’usage de la blague pas drôle qui est bien utile pour qui se moque de passer pour un con ou un fou.
Hier, un épisode surprenant est survenu. Quelqu’un a utilisé le procédé de la vanne pas drôle à mon égard. Pour être précise, je crois que cela c’est produit car j’ai encore des doutes sur les motivations de mon interlocuteur tant la technique de la vanne pas drôle m’a demandée des années d’élaboration. Ce “non, ce n’est pas une blague” a sonné dans ma tête comme un coup de semonce auquel il m’a fallu répliquer sans attendre. Je vous laisse juge :
- LUI : Mon patron m’a invité à déjeuner pour parler de mon évolution au sein du cabinet.
- MOI : Cool, et alors ?
- LUI : Beh rien, il a parlé de la crise et des conséquences sur le chiffre d’affaire.
- MOI : Donc pour ton association, tu peux t’asseoir dessus.
- LUI : Peut-être pas, disons que c’est remis à 2011. J’ai été malade tout l’après-midi.
- MOI : Je comprends, ce n’était pas la peine de t’inviter à déjeuner pour dire ça.
- LUI : Non, j’ai été vraiment malade tout l’après-midi. Il a voulu m’empoisonner plutôt que de me licencier.
- MOI : C’est une blague?
- LUI : Non, ce n’est pas une blague, c’est la vérité.
- MOI : Avec toi on sait jamais, t’es tellement con.
- LUI : Ah ah ah.
Puis, on a changé de sujet de conversation.
Je crois que j’ai rencontré un Maître dans l’élaboration de la vanne pas drôle. Quelqu’un qui, par une pichenette de son absurde désinvolture, envoie valdinguer le cynisme facile dans lequel se roule la plupart de nos contemporains. Face à cela, il ne me restait aucune alternative, il me fallait savoir si j’avais face à moi un être d’exception ou un connard absolu. J’ai sorti l’artillerie lourde de l’autodérision, à raison, je n’ai pas été déçue.

novembre 25th, 2009

Sept nuits à chercher la peine, à attendre les larmes. Ça ne vient pas. Mon corps est sec, la douleur se nourrit de fluide. Je suis aride de partout même après l’eau de Cologne ingurgitée pour faire passer les relents de mon ventre arrondi par trop de frites molles et grasses. Tu as emporté la magie des larmes avec toi. Pleurer ton absence, C’est ce que je voudrais mais je ne suis qu’une piètre veuve.

Je vais prendre le train vers les plages laides, peut-être que là-bas je trouverais les larmes des vieux jours. Surement, que tu n’y comprends rien, les cadavres ne voient pas ces choses-là. Je piquerai des sprints sur les plages laides, les yeux grands ouverts face au vent pour recueillir du sable dans mes yeux, alors peut-être que là-bas j’arriverais à pleurer l’odeur de tes baisers avinés.

Mon cœur est un foie de veau, il a tout pris du veau, c’est pour cela que je ne peux pas pleurer comme un veau. J’attends les larmes, le deuil est un marathon et je ne suis qu’une sprinteuse, à peine un reniflement. J’enfonce un doigt dans ma narine à l’arrière du taxi déglingué qui me mène à la gare. Constat amère : sèche. Peut-être que si une rock star me masturbait la narine arriverais-je à produire une coulée de morve ?

Je fornose mon stirule de train au contrôleur qui le ganule d’un coup sec « cloc ». J’aurais aimé pouvoir mourir d’un coup de ganulier dans le crâne « cloc » et frotter ma vie à ton cadavre. Te rejoindre dans l’au-delà comme une super héroïne mais je n’ai pas de larmes, je ne suis même pas une petite amoureuse, à peine un souvenir. Dans le train, je manipule un couteau en plastique face auquel la peau de mes poignets présente une étonnante résistance. Tout au plus, j’arrive à produire de minuscules gouttes de sang qui perlent mais de larmes sur les joues pas de traces. Mes poignets ne pleurent pas, en revanche, dans les toilettes, je constate que ma culotte hello kitty est souillée de leucorrhées, des albicans m’habitent encore mais cela ne me console pas.

Cette plage est vraiment laide, ce vent est vraiment fort, courir je n’ai vraiment pas envie, de frites écossaises je vais me gaver et vomir du vin je vais essayer car vraiment tout cela est trop laid. Je n’ai vraiment pas le deuil classe, je n’ai même pas lâché une larme, non vraiment Spermy de Spermito ne méritait pas cela.

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novembre 13th, 2009

La valse des cons qui tournent en rond, la valse des cons qui vont gagner des ronds.

Tu te lèves au petit matin, le café avalé, douché de frais, rasé de près, bien désodorisé, tu t’enfonces dans une bouche mais pas celle que tu voudrais.

Les stations défilent, les correspondances, les escaliers, tu te fais bouler pour arriver enfin dans un super quartier, buildings de verre à l’hégémonie glacée.

Tu souris, t’es gentil, tu dis « comment ça va ? », tu lis tes mails, règles les problèmes, remplis ton agenda, dans une grande boîte tu travailles, dans une petite tu finiras.

Que se soit la vente, la banque, la communication, la distribution, la production et même la création, c’est toujours la même chanson, t’empiles des jours au goût de coton.

Une journée se termine, tu rentres dans ton quartier, t’as tes habitudes, ton café préféré, les amis de connerie se tiennent compagnie parfois jusque dans leur lit.

La valse des cons qui tournent en rond, la valse des cons qui ne valent pas un rond.

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