mars 1st, 2010

On fait la vie
On fait la vie
On fait la vie comme on baiserait
Qui nous condamnerait ?

Prendre le chemin vicinal, … fatigue
L’autoroute plus pratique, … ennui
Des roses ou des œillets, …routine
Trop de certitudes à claquer.

On fait la vie
On fait la vie
On fait la vie sucré-salé
Qui a les yeux cernés ?

J’aimerais que tu me saches en proie aux torrents, torrents de larmes qui me montent quand vient l’abandon des poupées de chiffon. J’aimerais que tu me saches en proie aux tourments.

On fait la vie
On fait la vie
On fait la vie comme on baiserait
Qui nous condamnerait ?

Tant de lunes à te décrocher,… effort !
Toutes mes lunes à empaler, … plus fort !
Etoile ou soleil, ta voie lactée, … encore !
Coule dans mes intimités.

On fait la vie
On fait la vie
On fait la vie sucré-salé
Qui a les yeux cernés ?

février 9th, 2010

Les rendez-vous calendriers ont tendance à me faire chier.
Le bisou de 7h20, le petit coup après le bain.
Toutes ces habitudes qui font craindre la lassitude.
Contre cela je sors l’arme fatale, ce soir je vais me faire un mâle.

Je suis une garce, une petite salope, une nymphomane, je suis garce, oui une garce.

Pour la saint Valentin je lui promets un petit câlin.
Si jamais j’ai un plan A, je lui offrirai des chocolats.
Pour ménager la sensibilité des minettes écervelées
Je leurs sors mon arme de tueur, moi je suis un séducteur.

Je suis un connard, un charmeur, un briseur de cœur, je suis un connard, oui un connard.

Le matin je l’appelle, m’enquiers de son sommeil.
A midi je l’interroge sur le menu de la cantoche.
Avant qu’elle ne s’endorme, je lui envoie un petit béco.
C’est pas ma fille mais c’est tout comme sauf que je lui ferai des mômes.

Je suis un chic type, un sentimental, avec des principes, je suis un chic type, oui un chic type.

Eux mars et moi vénus, je ne lève jamais l’anus.
Pour cela j’ai tout appris de la presse féminine.
Je fais toujours la gueule avec le plus doux sourire.
Faire preuve d’abnégation vaut mieux que la communication.

Je suis une midinette, une romantique amoureuse de ses rêves, une midinette, oui midinette.

janvier 26th, 2010

La blessure des mots, la cicatrice d’une larme, les je t’aime dans les sanglots,
Souvent on dit des choses de l’égo sans se douter des tourments.

Les blessures de l’égo, la cicatrice d’une faille, les je t’aime dans les courroux,
Souvent on dit des choses du cœur dans se douter des tourments.

janvier 20th, 2010

Si vous me connaissiez, vous sauriez que je fais des blagues que personne ne comprend. La plupart du temps, il s’agit de « vannes » totalement absurdes n’ayant qu’un faible lien avec le propos. Mon objectif étant de faire diversion tout en montrant, au choix, que tout ce qui vient d’être dit n’a pas grande importance ou que je suis gênée (liste non exhaustive des motivations). L’idée est de stopper l’échange. Ayant reçu une éducation Vieille France, je ne sais pas dire « mais ta gueule, tu soules maintenant » aux gens que je ne connais pas intimement. Pour m’extirper de ces guêpiers j’ai développé l’usage de la blague pas drôle qui est bien utile pour qui se moque de passer pour un con ou un fou.
Hier, un épisode surprenant est survenu. Quelqu’un a utilisé le procédé de la vanne pas drôle à mon égard. Pour être précise, je crois que cela c’est produit car j’ai encore des doutes sur les motivations de mon interlocuteur tant la technique de la vanne pas drôle m’a demandée des années d’élaboration. Ce « non, ce n’est pas une blague » a sonné dans ma tête comme un coup de semonce auquel il m’a fallu répliquer sans attendre. Je vous laisse juge :
- LUI : Mon patron m’a invité à déjeuner pour parler de mon évolution au sein du cabinet.
- MOI : Cool, et alors ?
- LUI : Beh rien, il a parlé de la crise et des conséquences sur le chiffre d’affaire.
- MOI : Donc pour ton association, tu peux t’asseoir dessus.
- LUI : Peut-être pas, disons que c’est remis à 2011. J’ai été malade tout l’après-midi.
- MOI : Je comprends, ce n’était pas la peine de t’inviter à déjeuner pour dire ça.
- LUI : Non, j’ai été vraiment malade tout l’après-midi. Il a voulu m’empoisonner plutôt que de me licencier.
- MOI : C’est une blague?
- LUI : Non, ce n’est pas une blague, c’est la vérité.
- MOI : Avec toi on sait jamais, t’es tellement con.
- LUI : Ah ah ah.
Puis, on a changé de sujet de conversation.
Je crois que j’ai rencontré un Maître dans l’élaboration de la vanne pas drôle. Quelqu’un qui, par une pichenette de son absurde désinvolture, envoie valdinguer le cynisme facile dans lequel se roule la plupart de nos contemporains. Face à cela, il ne me restait aucune alternative, il me fallait savoir si j’avais face à moi un être d’exception ou un connard absolu. J’ai sorti l’artillerie lourde de l’autodérision, à raison, je n’ai pas été déçue.

décembre 29th, 2009

Ma petite Snegourochka,

Je n’atterrirai à Paris que 6 au matin, nous avons eu une terrible dispute, le point de non-retour est atteint. Je me refuse à aller passer les fêtes du Noël païen dans la famille de Véronique, assez de mascarades, j’en ai ma claque de donner le change auprès des culs de macaques.

Avec de la chance, elle ne remettra plus les pieds ici mais j’en doute, la soupe est bonne. Peux-tu me réserver une chambre dans un hôtel de ton quartier. J’avais bien aimé celui qui a une cheminée dans le bar dont je ne me souviens plus du nom si ce n’est les consonances italiennes. Mais toi tu sais, tu sais toujours de quoi je parle. Je ne veux pas que tu quittes Paris et je me moque qu’il y ait plein de forêts et d’arbres dans le pays de tes rêves. Tu me casses les couilles avec ton Ded Moroz.

Bien à toi,
Igor.

Il ne faut pas trop s’inquiéter pour Igor, il déteste Noël depuis l’enfance, enfin depuis l’orphelinat pour être précise. Alors fêter deux fois Noël c’est forcément une de trop.

Il ne faut pas trop s’inquiéter pour Igor et Véronique, ils se disputent depuis l’avortement, thérapeutique l’avortement pour être précise. Alors les fêtes de famille, c’est forcément lourd.

Toujours est-il que je m’efforcerai de leur concocter un Noël et Nouvel an pas trés orthodoxes. Peut-être irons-nous à la Cathédrale Saint Alexandre-Nevsky puis, comme dans la chanson Nathalie, boire du chocolat, mais chez Angélina. Quoiqu’il en soit, nous finirons noirs, comme notre bile, ça c’est certain.

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